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02/02/2020

PHRASES RETENUES (15) Amin Maalouf

D'un livre à l'autre, des phrases m'agrippent, me hantent
et me poursuivent. 
C'est le cas du dernier essai d'Amin Maalouf
dont
 Les identités meurtrières, 
nous avait déjà interpellés.
Avec Le naufrage des civilisations*,
l'académicien français d'origine libanaise, 
nous éclaire sur les dérives du Monde
depuis plusieurs décennies.
Mais il ne baisse pas les bras pour autant.

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Le romancier et l'essayiste Amin Maalouf est lucide et confiant malgré tout.

Photo: balenfrançais

 

Le naufrage des civilisations

«En agitant, comme je l’ai fait dans ce livre, le spectre d’un naufrage imminent, n’ai-je pas pris le risque de désespérer ceux qui me liraient ? Mon intention n’était sûrement pas de prêcher le découragement, mais il est du devoir de chacun, dans les circonstances si graves que nous traversons en ce siècle, de demeurer lucide, sincère, et digne de confiance.

Quand, pour calmer les frayeurs de ses contemporains, on choisit de nier la réalité des périls et de sous-estimer la férocité du monde, on court le risque d’être très vite démenti par les faits.

Si les routes de l’avenir sont semées d’embûches, la pire conduite serait d’avancer les yeux fermés en marmonnant que tout ira bien.

Je suis persuadé, d’ailleurs, qu’un sursaut demeure possible. Il m’est difficile de croire que l’humanité se résignera docilement à l’anéantissement de tout ce qu’elle a construit».

* Editions Grasset, 330 p.

18:43 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, France, Histoire, Lettres, Monde, Politique, Solidarité, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/11/2019

POEMES CHOISIS (66) SHEMSI MAKOLLI

Comme l'air que nous respirons, 
la Poésie nous sera
toujours vitale. 
Le nouveau livre de Shemsi Makolli, 
poète albanais devenu francophone, 
nous est parvenu comme une bouffée d'air frais.
De la poésie à l'état pur.

 

 

 «Rien, en poésie, ne s'achève.

Tout est en route, à jamais». 

 Andrée Chedid

 

RESTER ENFANT*

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«Les poèmes de Shemsi Makolli nous aident à respirer

et nous chopent le cœur» (Bertil Galland).

 

 

«Je voudrais parcourir l'espace

Et rester un petit garçon

Cinq ou six ans pas plus

Après la soupe

Il court dans sa chambre

Préparer en cachette de grands projets

Traverser le monde

Et pourquoi pas l'espace...

 

Je suis un enfant de la Terre

Qui veut tout connaître

Mais ne veut pas trop tôt

Ni peut-être du tout

Grandir.»

 

La postface de cet ouvrage est signée Bertil Galland qui connaît depuis longtemps ce poète et qui l'admire pour de multiples raisons et à juste titre. 
«Son auteur a nourri ses strophes d'observations à l'orée de ses bois d'enfance, de souvenirs de rivières et de ciels... Rien d'abstrait dans ces émois, mais l'art inné de trouver les mots pour faire monter une musique, une fable, un lied, une suite. Hier en albanais. Aujourd'hui en français, et un français festif, celui des poètes que nous admirons parce qu'ils nous aident à respirer et nous chopent le cœur», écrit-il à propos d'Elégie d'automne.

 

 

* In Elégie d'automne, Editions de l'Aire, postface de Bertil Galland, 77 p., 2019.

 

 

14:46 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, Lettres, Monde, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) |