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07/09/2018

OÙ ALLONS-NOUS ? LA REPONSE DE KAZANTZAKI

 D'un livre à l'autre, 
des phrases m'agrippent, 
me hantent, me poursuivent.
Me questionnent ou m'apaisent
lorsque les temps, sur notre planète,
se font agités.
Ainsi ces lignes de Nikos Kazantzaki*,
qui ne fut pas seulement, et de loin là,

 l'auteur de Zorba le Grec.
Disparu en 1957, ce géant de la littérature mondiale 
a laissé une œuvre intemporelle.
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 Ecrivain et homme d'action,
Nikos Kazantzaki fut sans cesse à la recherche de l'Absolu.

 

«Où allons-nous ?

Ne le demande pas. Monte et descends.

Il n’y a pas de commencement, il n’y a pas de fin.

Il n’y a que le moment présent,

débordant d’amertume et de douceur,

et je le savoure jusqu’à la lie.

 

Je choisis le chemin qui monte. Pourquoi ?

C’est sans logique, sans certitude,

car je sais combien sont impuissants, 

dans ces moments capitaux,

le cerveau et les étroites certitudes de l’homme.

Je choisis le chemin qui monte,

parce que c’est vers le haut que me pousse mon coeur.

Plus haut, plus haut, plus haut!

crie mon coeur, et je le suis avec confiance.»

 

 

* Nikos Kazantzaki in Ascèse, rééd. aux Forges Vulcain.

 

16:49 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, France, Lettres, Monde, Résistance, Spiritualités, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/07/2018

SIMONE VEIL ET ANTOINE UNIS POUR L'ETERNITE

Désormais, Simone Veil et son compagnon de vie,
Antoine, 
décédé en 2013,
reposent ensemble au Panthéon. 

Leur amour était indestructible. 
 

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Simone et Antoine Veil: ensemble pour l'éternité.

 

Grâce à sa force de caractère, Simone Veil avait survécu à Auschwitz. Elle le doit aussi à son mari, Antoine, qu'elle avait épousé en 1946.

Quand je la rencontrai à Paris* (3-4 juin 1989, Journal de Genève), c’était quelques années avant la disparition de son fils Claude-Nicolas qui l’ébranla profondément. «J’ai commencé ma vie dans l’horreur, je la termine dans le désespoir». Claude-Nicolas Veil avait 54 ans et deux enfants. Alors le visage  de l'Europe était plus souriant. La planète humaine avait des raisons d'espérer. Les migrants ne mouraient pas dans les flots de la Méditerranée...Mes questions auraient porté sur d'autres sujets.  
Ce jour de juin 1989, Simone Veil rayonnait. Elle aimait la vie, ses trois fils et ses petits-enfants. Elle se souciait des plus faibles: femmes, victimes des guerres, enfants, personnes âgées de tous les continents et elle croyait à l'Europe.
Je n'ai jamais oublié son regard, tout de douceur et de fermeté. 
Pour ne pas l'oublier, ni Antoine Veil, voici un extrait de cet entretien d'il y a bientôt trente ans, et qui demeure d'actualité.

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Lors de mon entretien avec Simone Veil en 1989.

Photo: J. Anrich

   

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