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02/02/2020

PHRASES RETENUES (15) Amin Maalouf

D'un livre à l'autre, des phrases m'agrippent, me hantent
et me poursuivent. 
C'est le cas du dernier essai d'Amin Maalouf
dont
 Les identités meurtrières, 
nous avait déjà interpellés.
Avec Le naufrage des civilisations*,
l'académicien français d'origine libanaise, 
nous éclaire sur les dérives du Monde
depuis plusieurs décennies.
Mais il ne baisse pas les bras pour autant.

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Le romancier et l'essayiste Amin Maalouf est lucide et confiant malgré tout.

Photo: balenfrançais

 

Le naufrage des civilisations

«En agitant, comme je l’ai fait dans ce livre, le spectre d’un naufrage imminent, n’ai-je pas pris le risque de désespérer ceux qui me liraient ? Mon intention n’était sûrement pas de prêcher le découragement, mais il est du devoir de chacun, dans les circonstances si graves que nous traversons en ce siècle, de demeurer lucide, sincère, et digne de confiance.

Quand, pour calmer les frayeurs de ses contemporains, on choisit de nier la réalité des périls et de sous-estimer la férocité du monde, on court le risque d’être très vite démenti par les faits.

Si les routes de l’avenir sont semées d’embûches, la pire conduite serait d’avancer les yeux fermés en marmonnant que tout ira bien.

Je suis persuadé, d’ailleurs, qu’un sursaut demeure possible. Il m’est difficile de croire que l’humanité se résignera docilement à l’anéantissement de tout ce qu’elle a construit».

* Editions Grasset, 330 p.

18:43 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, France, Histoire, Lettres, Monde, Politique, Solidarité, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/01/2020

POEMES CHOISIS (67) Alexandre Voisard

Comme l'air que nous respirons, 
la Poésie nous sera
toujours vitale.
Alexandre Voisard le sait bien.

Habité par la forêt magique,

son dernier recueil

est nimbé de poésie.

En ces temps de froidure,

il nous réchauffe le cœur.

 

 «Rien, en poésie, ne s'achève.

Tout est en route, à jamais». 

 Andrée Chedid

 

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Alexandre Voisard dans son univers

Photo: viceversa.

L'hiver*

 

«L’hiver, c’est comme si l’on rentrait en soi 

pour se protéger, 

tels des escargots lovés en leur coquille.

On se blottit contre le poêle à bois, 

il a neigé durant des jours et des nuits.

La nature se cache 

sous une étendue de blancheur, 

on ne sait plus guère 

quelle façon a la forêt là-dessous, 

le paysage est devenu illisible. 

Seules des bandes  de corneilles affamées 

sillonnent cet espace transfiguré».

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* In des enfants dans les arbres, Editions d’autre part. 

 

 

15:54 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, Lettres, Médias, Nature, Région | Lien permanent | Commentaires (0) |