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07/09/2018

OÙ ALLONS-NOUS ? LA REPONSE DE KAZANTZAKI

 D'un livre à l'autre, 
des phrases m'agrippent, 
me hantent, me poursuivent.
Me questionnent ou m'apaisent
lorsque les temps, sur notre planète,
se font agités.
Ainsi ces lignes de Nikos Kazantzaki*,
qui ne fut pas seulement, et de loin là,

 l'auteur de Zorba le Grec.
Disparu en 1957, ce géant de la littérature mondiale 
a laissé une œuvre intemporelle.
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 Ecrivain et homme d'action,
Nikos Kazantzaki fut sans cesse à la recherche de l'Absolu.

 

«Où allons-nous ?

Ne le demande pas. Monte et descends.

Il n’y a pas de commencement, il n’y a pas de fin.

Il n’y a que le moment présent,

débordant d’amertume et de douceur,

et je le savoure jusqu’à la lie.

 

Je choisis le chemin qui monte. Pourquoi ?

C’est sans logique, sans certitude,

car je sais combien sont impuissants, 

dans ces moments capitaux,

le cerveau et les étroites certitudes de l’homme.

Je choisis le chemin qui monte,

parce que c’est vers le haut que me pousse mon coeur.

Plus haut, plus haut, plus haut!

crie mon coeur, et je le suis avec confiance.»

 

 

* Nikos Kazantzaki in Ascèse, rééd. aux Forges Vulcain.

 

16:49 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, France, Lettres, Monde, Résistance, Spiritualités, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/08/2018

ALAIN BOSQUET: UN POEME D’ACTUALITE

 «Rien, en poésie, ne s'achève.

Tout est en route, à jamais». 

 Andrée Chedid

 

La poésie est intemporelle.
Alain Bosquet aurait rugi
face aux guerres de notre temps
qui n’épargnent pas les enfants.

Certains sont morts il y a quelques jours encore sous les bombes au Yémen. D’autres ont péri en Syrie, en Irak, en Afghanistan…et j’en oublie. Chaque jour, des bébés naissent en Méditerranée sur des bateaux de fortune. D’autres ont été arrachés à leurs parents aux Etats-Unis au nom de lois indignes décrétées par l'Occidental Trump.

Je leur dédie ce poème d’Alain Bosquet qui, d’Odessa à Paris via Bruxelles et les Etats-Unis, fut confronté dans son esprit et dans sa chair aux turbulences de notre planète

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Alain Bosquet (1919, Odessa, 1998, Paris).

 

«Je crie pour les enfants perdus.

J’écris.

Je crie pour la femme éventrée.

J’écris.

Je crie pour le soleil qu’on souille.

J’écris.

Je crie pour la ville qu’on brûle.

J’écris.

Je crie pour l’arbre assassiné.

J’écris.

Je crie pour le rêve sans fond.

J’écris.

Je crie pour la planète folle.

J’écris

de ne pouvoir crier».

 

In Le Tourment de Dieu, 1986, Ed. Gallimard.

 

10:29 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, France, Histoire, Lettres, Société - People | Lien permanent | Commentaires (0) |