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02/04/2015

HISTOIRE D'UNE PASSION: ALIENOR KHALIFEH

Aliénor Khalifeh est une jeune pianiste libano-suisse qui sait, pour l'avoir éprouvé, que la musique «est le plus court chemin conduisant d'un cœur à un un autre». Avec un oncle trompettiste à l'Orchestre de Bâle et des parents mélomanes, elle baigne depuis toujours dans la musique. Elle n'avait pas six ans lorsqu'elle a commencé le piano au Liban.

Installée voici deux ans déjà à Leipzig, elle vient de retrouver son pays natal le temps de trois récitals de piano.


Beethoven, Mozart, Chopin, Debussy et Honegger furent notamment au programme des concerts qu’elle a donnés à l’Université américaine de Beyrouth, à l’Université de Ballamand et à la Résidence de l’Ambassade de Suisse. Au cours de cet été, elle y retournera pour un récital en compagnie de son jeune frère trompettiste, Louis-Justin. 

De la musique avant tout pour le plaisir de jouer et d'aller «d'un cœur à l'autre», de la Suisse au Liban en passant par l'Allemagne, de ses études, et la France, de sa grand-maman, passionnée de musique, elle aussi.

 

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Aliénor Khalifeh lors de son dernier récital à Beyrouth.

                  Son intériorité et son toucher attestent déjà d’une belle maturité. 



Mais allez donc l'écouter sur youtube dans ses interprétations de Rachmaninov et Beethoven.


Je vous souhaite de belles Pâques en musique et dans la Paix!

 

 

 

www.youtube.com/watch?v=DGTTIEW9dqc

 

www.youtube.com/watch?v=fQDFSTK66OM

 

09:49 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, Musique, Suisse, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/02/2015

RENE CHAR: CRIER SINON LE MONDE SE TAIT...

Tout est en route, à jamais».

 

 Andrée Chedid

 

LE TERME EPARS

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«Si tu cries, le monde se tait: il s'éloigne avec ton propre monde.

 

Donne toujours plus que tu ne peux reprendre. Et oublie.
Telle est la voie sacrée.

 

Qui convertit l'aiguillon en fleur arrondit l'éclair.

 

La foudre n'a qu'une maison, elle a plusieurs sentiers.
Maison qui s'exhausse, sentiers sans miettes.

 

Petite pluie réjouit le feuillage et passe sans se nommer.


Nous pourrions être des chiens commandés par des serpents,
ou taire ce que nous sommes.

 

Le soir se libère du marteau, l'homme reste enchaîné à son cœur.

 

L'oiseau sous terre chante le deuil sur la terre.

 

Vous seules, folles feuilles, remplissez votre vie.

 

Un brin d'allumette suffit à enflammer la plage où vient mourir un livre.


L'arbre de plein vent est solitaire. L'étreinte du vent l'est plus encore.

 

Comme l'incurieuse vérité serait exsangue s'il n'y avait pas
ce brisant de rougeur au loin où ne sont point gravés le doute
et le dit du présent.


Nous avançons, abandonnant toute parole en nous le promettant».

 

 

 

* In Le terme épars, Le Nu perdu et autres poèmes (1964-1975), Gallimard.

 

21:27 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, Lettres, Monde, Résistance, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) |