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11/10/2015

POEMES CHOISIS (47) FERNANDO PESSOA

 Comme l'air que nous respirons, la Poésie nous sera toujours vitale.
Au fil des jours et des saisons, voici des textes qui nous semblent répondre
aux interrogations du vingt-et-unième siècle 
et  à notre humaine condition.

 

«Rien, en poésie, ne s'achève.

Tout est en route, à jamais».

 

Andrée Chedid

 

 

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Fernando Pessoa (allias Alberto Caeiro pour ce texte).

 

IL NE SUFFIT PAS D'OUVRIR LA FENETRE

«Il ne suffit pas d’ouvrir la fenêtre

Pour voir les champs et la rivière.

 

Il n’est pas suffisant de ne pas être aveugle

Pour voir les arbres et les fleurs.

 

Il ne faut avoir aucune philosophie.

 Avec la philosophie, il n’y a pas d’arbres : il y a seulement des idées.

 

Il n’y a que chacun de nous, pareil à une cave.

 Il n’y a qu’une fenêtre fermée, et le monde entier au-dehors ;

 

Et un rêve de ce qui pourrait être vu si la fenêtre s’ouvrait,

et qui n’est jamais ce qui est vu lorsque la fenêtre s’ouvre».

 

 

 

* In Oeuvres poétiques, Bibliothèque de la Pléiade, 2001.

 

 

11:38 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, Lettres, Monde, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/09/2015

POEMES CHOISIS (46) YANNIS R I T S O S

Comme l'air que nous respirons, la Poésie nous sera toujours vitale.
Au fil des jours et des saisons, 
voici des textes qui nous semblent répondre
aux interrogations du vingt-et-unième siècle 
et  à notre humaine condition.

 

«Rien, en poésie, ne s'achève.

Tout est en route, à jamais».

Andrée Chedid

 

Mes chers semblables

 

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 «La poésie n'a jamais le dernier mot. 

Le premier, toujours».

Yannis Ritsos (1909-1990) sous le soleil de Grèce.

 

 

 

 

 

«Mes chers semblables

comment pouvez-vous

encore vous courber ?

 

Comment pouvez-vous 

ne pas sourire ?

Ouvrez les fenêtres.

 

Je me lave à la lumière

je sors sur le balcon

nu

pour respirer à fond

l'air éternel

aux fortes senteurs

de la forêt humide

au goût salé

de la mer infinie.

 

Le monde resplendit

infatigable.

Qu'il soit regardé».

 

 

 

 

 

* Extrait de La Symphonie du Printemps, Editions Bruno Doucey.

 

 

 

 

08:59 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, Lettres, Monde, Résistance, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) |