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30/12/2014

LA CHAINE DE L'AMITIE FAIT LA RONDE AUTOUR DU MONDE

Il  bien de la chance, notre ami Georges, le photographe animalier. Après avoir connu la vie citadine, ponctuée d'innombrables expéditions alpines, il vit  désormais à l’année entre vignes et montagnes.

L’hiver, m’écrit-il, «des petites mésanges à longue queue viennent nous rendre visite». Et il ajoute: «Ces oiseaux-là sont très fragiles...» 

Mais il veille sur eux, comme son épouse, la bien-nommée Rosemonde, pratique l'amour des autres. Elle le fait avec autant de délicatesse que de discrétion.

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Mésange à longue queue photographiée par Georges Laurent.

 

 

C'est ce que le poète Maurice Chappaz, qui était de leurs amis, appréciait chez elle, la générosité silencieuse. Comme Georges et Rosemonde, l'écrivain aimait les mésanges et les grives, tous les oiseaux, avec une préférence pour les petits, les humbles, les musiciens.


De Maurice Chappaz à Claude Roy

Un autre ami poète avait un faible pour les mésanges, charbonnières, celles-là. Entre la rue Dauphine, à Paris, et sa campagne de Haut-le-Bout, Claude Roy a pris le temps de les observer, de les écouter. Afin de mieux les comprendre – mais est-ce possible ? –, il s'était initié à l'ornithologie. Au Pays de la poésie et de la peinture, des droits de l'homme et du septième art, sans oublier le théâtre, nous nous étions découvert des amis communs entre Paris, Suisse et Proche-Orient. Car, Claude Roy l'a écrit: «La chaîne de l'amitié fait la ronde autour du monde». J'ai eu la chance de vérifier plus d'une fois cet adage...


Roy fut le premier à évoquer le premier livre de Maurice Chappaz, la merveille que fut Les Grandes Journées de printemps. C’était en 1944 dans Les Nouvelles littéraires.


L'éternité des oiseaux

Depuis, Claude Roy nous a quittés (en 1996) et Maurice Chappaz s’en est allé dans la blancheur d'un jour de janvier froid et ensoleillé, le 14 janvier 2011. Je les ai tous deux beaucoup aimés et je les ai pleurés.

Mais leurs petits amis me consolent. Les oiseaux que ces deux auteurs aimaient, que nous aimons, sont et seront toujours là car ils sont de tous temps destinés à l'éternité. En esprits pragmatiques, (in)dignes fils de banquiers, vous me demandez une preuve ?

 

«Où vont les chants d’oiseaux

quand les corps ne les enveloppent plus ?»

 

s'interrogeait  Maurice Chappaz tandis que Claude Roy écrivait:


«Je voudrais toucher une à une chaque note du chant

de la mésange avec mes doigts pour être sûr

que ce qu’elle chante c’est pour de vrai…»

 

 

Je vous souhaite une année 2015 très éloignée des tumultes du monde et remplie de chants d’oiseaux!

 

 

 

 

05/12/2014

BERTIL GALLAND (4) LA SAGA D'UN EDITEUR

 L'année 2014 se termine en beauté pour Bertil Galland !
Après s’être vu décerner ce printemps à Bruxelles,
l
e Prix littéraire de l’Académie royale de Belgique, 
l’écrivain-éditeur nous avait ravis avec les deux premiers tomes
de son autobiographie.*  
Nous brûlions de découvrir son troisième tome intitulé 
Une Aventure appelée littérature romande…** et d’y retrouver,
de Corinna Bille à Nicolas Bouvier, de Jean Cuttat à Pierre-Alain Tâche, autant d’auteurs devenus les membres 
d’une «famille». 
Autant dire que, lu et relu, ce livre nous habitera longtemps.

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