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04/12/2018

POEMES CHOISIS (63) PABLO NERUDA

Comme l'air que nous respirons, 
la Poésie nous sera toujours vitale.
Au fil des jours et des saisons, 
voici des textes qui nous semblent répondre
aux interrogations du vingt-et-unième siècle 
et  à notre humaine condition. 

 

A  Marthe Keller, grande Dame du cinéma,
qui sait si bien lire, et faire vivre, la Poésie.

 

 

DE TANT AIMER DE TANT MARCHER...

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Pablo Neruda, dix ans avant sa disparition.

   

«De tant aimer de tant marcher naissent les livres.

Mais s'ils n'ont pas de baisers ou de régions,

mais s'ils n'ont pas d'hommes à pleines mains,

s'ils n'ont pas de femme en chaque goutte,

s'ils n'ont faim, désir, colère, chemins,

pour l'emblème ou le carillon ils restent vains :

ils n'ont point d'yeux et ne pourront pas les ouvrir,

ils n'auront que la bouche morte du précepte.»

 

* in Mémorial de l'île noire, Ed. Poésie Gallimard.

18:37 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, France, Lettres, Monde, Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/09/2018

OÙ ALLONS-NOUS ? LA REPONSE DE KAZANTZAKI

 D'un livre à l'autre, 
des phrases m'agrippent, 
me hantent, me poursuivent.
Me questionnent ou m'apaisent
lorsque les temps, sur notre planète,
se font agités.
Ainsi ces lignes de Nikos Kazantzaki*,
qui ne fut pas seulement, et de loin là,

 l'auteur de Zorba le Grec.
Disparu en 1957, ce géant de la littérature mondiale 
a laissé une œuvre intemporelle.
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 Ecrivain et homme d'action,
Nikos Kazantzaki fut sans cesse à la recherche de l'Absolu.

 

«Où allons-nous ?

Ne le demande pas. Monte et descends.

Il n’y a pas de commencement, il n’y a pas de fin.

Il n’y a que le moment présent,

débordant d’amertume et de douceur,

et je le savoure jusqu’à la lie.

 

Je choisis le chemin qui monte. Pourquoi ?

C’est sans logique, sans certitude,

car je sais combien sont impuissants, 

dans ces moments capitaux,

le cerveau et les étroites certitudes de l’homme.

Je choisis le chemin qui monte,

parce que c’est vers le haut que me pousse mon coeur.

Plus haut, plus haut, plus haut!

crie mon coeur, et je le suis avec confiance.»

 

 

* Nikos Kazantzaki in Ascèse, rééd. aux Forges Vulcain.

 

16:49 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, France, Lettres, Monde, Résistance, Spiritualités, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) |