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12/08/2018

ALAIN BOSQUET: UN POEME D’ACTUALITE

 «Rien, en poésie, ne s'achève.

Tout est en route, à jamais». 

 Andrée Chedid

 

La poésie est intemporelle.
Alain Bosquet aurait rugi
face aux guerres de notre temps
qui n’épargnent pas les enfants.

Certains sont morts il y a quelques jours encore sous les bombes au Yémen. D’autres ont péri en Syrie, en Irak, en Afghanistan…et j’en oublie. Chaque jour, des bébés naissent en Méditerranée sur des bateaux de fortune. D’autres ont été arrachés à leurs parents aux Etats-Unis au nom de lois indignes décrétées par l'Occidental Trump.

Je leur dédie ce poème d’Alain Bosquet qui, d’Odessa à Paris via Bruxelles et les Etats-Unis, fut confronté dans son esprit et dans sa chair aux turbulences de notre planète

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Alain Bosquet (1919, Odessa, 1998, Paris).

 

«Je crie pour les enfants perdus.

J’écris.

Je crie pour la femme éventrée.

J’écris.

Je crie pour le soleil qu’on souille.

J’écris.

Je crie pour la ville qu’on brûle.

J’écris.

Je crie pour l’arbre assassiné.

J’écris.

Je crie pour le rêve sans fond.

J’écris.

Je crie pour la planète folle.

J’écris

de ne pouvoir crier».

 

In Le Tourment de Dieu, 1986, Ed. Gallimard.

 

10:29 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, France, Histoire, Lettres, Société - People | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/07/2018

SIMONE VEIL ET ANTOINE UNIS POUR L'ETERNITE

Désormais, Simone Veil et son compagnon de vie,
Antoine, 
décédé en 2013,
reposent ensemble au Panthéon. 

Leur amour était indestructible. 
 

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Simone et Antoine Veil: ensemble pour l'éternité.

 

Grâce à sa force de caractère, Simone Veil avait survécu à Auschwitz. Elle le doit aussi à son mari, Antoine, qu'elle avait épousé en 1946.

Quand je la rencontrai à Paris* (3-4 juin 1989, Journal de Genève), c’était quelques années avant la disparition de son fils Claude-Nicolas qui l’ébranla profondément. «J’ai commencé ma vie dans l’horreur, je la termine dans le désespoir». Claude-Nicolas Veil avait 54 ans et deux enfants. Alors le visage  de l'Europe était plus souriant. La planète humaine avait des raisons d'espérer. Les migrants ne mouraient pas dans les flots de la Méditerranée...Mes questions auraient porté sur d'autres sujets.  
Ce jour de juin 1989, Simone Veil rayonnait. Elle aimait la vie, ses trois fils et ses petits-enfants. Elle se souciait des plus faibles: femmes, victimes des guerres, enfants, personnes âgées de tous les continents et elle croyait à l'Europe.
Je n'ai jamais oublié son regard, tout de douceur et de fermeté. 
Pour ne pas l'oublier, ni Antoine Veil, voici un extrait de cet entretien d'il y a bientôt trente ans, et qui demeure d'actualité.

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Lors de mon entretien avec Simone Veil en 1989.

Photo: J. Anrich

   

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