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24/04/2016

POEMES CHOISIS (52) VAHE GODEL

Comme l'air que nous respirons,
la Poésie nous sera toujours vitale.
Au fil des jours et des saisons, 
voici des textes qui nous semblent répondre
aux interrogations du vingt-et-unième siècle 
et  à notre humaine condition.

 

  

«Rien, en poésie, ne s'achève.

Tout est en route, à jamais». 

 

Andrée Chedid

  

REFUGIE-TOI… 

Godel_Vahe_1.jpg

Vahé Godel à Genève.

Photo: Erling Mandelmann

 

 

réfugie-toi dans mon feuillage

 

écoute l’élégie des oiseaux disparus

 

ne bouge plus

 

ferme les yeux

 

– et du bout de la langue

 

effleure

 

les ailes du silence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un arbre chante, L’Aire, 2016.

18:26 Publié dans Culture, Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/04/2016

L'ORCHIDEE DU DALAI-LAMA

Lorsque  l’écrivain et journaliste Jean-Claude Buhrer est rentré,
voici quelques jours, après quelques mois en Asie,
une belle surprise l’attendait chez lui. 
L’orchidée que le Dalaï-Lama avait offerte à Claude Levenson
s’était remise à vivre.

Or, celle-ci n’avait plus donné de fleurs depuis 2011...
Avant de partir en voyage, en décembre 2015, Buhrer s’était interrogé quant à la destiné de cette fleur pas comme les autres. Il ne pouvait se résoudre à l'abandonner et pour cause!
Le Dalai-Lama l’avait offerte à Claude Levenson au début 2010, à Bodhgaya – lieu saint et de pèlerinage où Bouddha avait atteint l'illumination –  lors de la cérémonie du Kalachakra et lui avait demandé d’en prendre bien soin…»

 

2594153938.JPG Le Dalaï-Lama, à Bodgaya, serrant dans ses bras Claude Levenson
et Jean-Claude Buhrer.
 

 

Claude Levenson s’est éteinte le 13 décembre 2010 à Lausanne. Mais de là où elle est, elle veille apparemment sur son orchidée... Aux dernières nouvelles, le cadeau du Dalaï-Lama est toujours en fleurs et un troisième bourgeon s’apprête à éclore…

Des révélations posthumes sont à paraître

Quant à Jean-Claude Buhrer, il veille fidèlement sur l’oeuvre de son épouse. Mieux que cela. Grâce à lui, des textes demeurés jusqu’ici inédits devraient émerger du silence dans lequel, par excès de discrétion et humilité, Claude Levenson les avait maintenus.

Mais Claude Levenson s’était pas qu’une tibétologue réputée dont les livres, notamment consacrés au Tibet, au Dalaï-Lama, au bouddhisme et à la Birmanie ont été traduits en de multiples langues (dont le chinois). 
Probablement pour se protéger de trop de souffrances, elle occulta durant toute sa vie son passé de petite fille juive. Elle avait quatre ans quand elle vit son père pour la dernière fois. Suite à la dénonciation de voisins français, il avait été déporté à Auschwitz via Drancy. Pour la sauver, sa mère, engagée dans la Résistance, cacha Claude dans une famille de paysans au coeur du Massif central et la retrouva à Paris quatre ans plus tard. 

 

image3.JPG

L'orchidée offerte par le Dalaï-Lama en 2010 s'est remise à fleurir un jour de 2016...

 photo: J-C.B.

 

C’est à l’Université Lomonosov de Moscou que Claude étudia le russe, la linguistique, la philosophie, l'Inde et ses religions. Et c’est dans la capitale soviétique dans les années 60 qu’elle découvrit la question tibétaine et le vrai visage du communisme...

Claude Levenson a laissé des manuscrits touchant à ces événements que son mari a découverts, à sa grande stupéfaction, après sa mort. 
Parce que l’Innommable ne doit pas se répéter, il s’apprête à nous les transmettre. Autant dire que nous les attendons
 avec impatience.