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28/07/2016

DE LA SUISSE A L'AMERIQUE: GUGGENHEIM SAGA

 Le premier de mes (faux) jumeaux de cet été vient de paraître
et je suis heureuse de vous le présenter.
De Lengnau (Argovie) à l'Amérique,
il évoque la trajectoire 
d'une famille
dont le nom brille aujourd'hui
au firmament universel de l'art.
Mais à propos, saviez-vous que les Guggenheim
étaient d'origine suisse ?

 

En vérité, c'est d'abord l'histoire personnelle d'un père de famille
devenu veuf et de son fils unique, 
magnifique de solidarité, qui suscita mon intérêt.
Quant à mon deuxième livre, auquel je tiens autant qu'à la prunelle des yeux de mon fils, sa naissance est annoncée pour le mois d'août aux Editions de L'Aire...
Mais c'est un encore un secret!
 

Genèse d'un livre trilingue

Pourquoi et comment, alors que je ne suis de loin pas spécialisée en beaux-arts, ai-je eu l'idée de consacrer un livre à cette famille? 
La réponse est simple.
Un jour dans le train, entre Neuchâtel et Soleure, j'entendis un passager confier à l'un de ses compagnons que les Guggenheim étaient originaires de Lengnau, dans le canton d'Argovie... Or, je revenais précisément de New York où j'avais visité le Musée Guggenheim. C'était en l'an 2000. En 1989, c'est avec mon fils adolescent que j'avais découvert la Collection Peggy Guggenheim à Venise.

Je décidai aussitôt de vérifier les propos entendus dans le train car j'ignorai totalement l'origine helvétique de ces pionniers et mécènes. Une longue quête s'engagea. Bientôt, de Floride, un arrière-petit-fils d'un Guggenheim né à Lengnau me confirma que son ancêtre avait bien quitté ce village argovien en 1847. Avec Endingen, c'était alors l'unique lieu de Suisse où les Juifs avaient le droit de résider. 

De Simon à Benjamin, de Peggy à Pegeen 

Des années de recherches, de contacts et de rencontres suivirent de Lengnau à Paris, de l'Europe aux Etats-Unis. A Lengnau, c'est Franz Laube qui me guida sur «le sentier juif» et le journaliste Roy Oppenheim m'apporta un éclairage très utile. Il signe d'ailleurs la postface de cet ouvrage illustré par des photographies très rares que nous avons notamment obtenues grâce à Sandro Rumney, petit-fils de Peggy Guggenheim, et à plusieurs institutions suisses et étrangères.

 

Le langage intemporel des photos

Derrière chaque photo (qu'elle date de 1889 ou de 1966) se lit une destinée. Si j'ai tendance à m'attarder sur celle de Peggy, prise à New York en 1942, entourée d'André Breton, Max Ernst, Mondrian et Léger, entre autres grands artistes, j'avoue que celle de Peggy dans son musée vénitien, aux côtés de son petit-fils Sandro Rumney, huit ans sur la photo, au regard si grave, m'interpelle vivement.

Je souhaite que vous ayez autant de plaisir à lire cet ouvrage que j'en ai eu à l'écrire et qu' Eva Antonnikov et Barbara Ender-Jones à le traduire.

Car Guggenheim Saga est un livre trilingue...

L'éditeur a en effet tenu à ce que les lecteurs de Suisse alémanique, berceau des Guggenheim, puissent lire la véritable saga de cette famille unique par sa créativité. Comme il lui parut évident que les descendants des Guggenheim de Lengnau aujourd'hui installés aux Etats-Unis, puissent découvrir «leur» histoire.

 

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GUGGENHEIM SAGA, essai biographique, trilingue, illustré, 120 pages, Editions Z, Lausanne.

Traductions en anglais et en allemand: Barbara Ender Jones et Eva Antonnikov.

Postface de Roy Oppenheim.

En vente dans toutes les bonnes librairies ou chez l'éditeur: 
zeditions@netplus.ch

 Fr. 34.90  (pour la Suisse, port et emballage gratuits).

€ 31.20 (port et emballage gratuits).

 

03/07/2016

YVES BONNEFOY: UN MESSAGE ETERNEL

 

HEURE PRESENTE 

Son livre le plus autobiographique, L'Echarpe rouge, 

venait de paraître au Mercure de France,

 accompagné de  poèmes testamentaires:

Ensemble encore, un titre qui dit tout.

Bonnefoy avait été l'ami de Celan, Jaccottet, Jacques Dupin, 

Gaétan Picon, entre autres grands artistes.

A nonante-trois ans, il avait gardé ses yeux d'enfant.

Selon ses propres mots, le bonheur

ne lui avait «guère souri sur cette terre».

Jusqu'au bout, il aima la Poésie, la Nature, l'Humanité.

Nous reste son message fraternel.

 

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 Un regard que nous n'oublierons pas.

 
 
«On dit

Que des barques paraissent dans le ciel

Et que, de quelques-unes,

La longue chaîne de l'ancre peut descendre

Vers notre terre furtive.

L'ancre cherche sur nos prairies, parmi nos arbres,

Le lieu où s'arrimer,

Mais bientôt un désir de là-haut l'arrache,

Le navire d'ailleurs ne veut pas d'ici,

Il a son horizon dans un autre rêve».
 
 
 
In Heure présente, la longue chaîne, Gallimard/Poésie.