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07/01/2017

PHRASES LUES: HENRY DAVID THOREAU

JE NE VOULAIS PAS VIVRE
CE QUI N'ETAIT PAS LA VIE

 

«Je gagnai les bois parce que je voulais vivre suivant mûre réflexion, n’affronter que les actes essentiels de la vie, et voir si je ne pourrais pas apprendre ce qu’elle avait à enseigner, non pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n’avais pas vécu.

Je ne voulais pas vivre  ce qui n’était pas la vie, la vie est si chère; plus que ne voulais pratiquer la résignation, s’il n’était tout à fait nécessaire.

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Portrait réalisé au crayon en 1854 par Samuel Worcester Rowse (Concord Free Public Library).

 

Ce qu’il me fallait, c’était vivre abondamment, sucer toute la mœlle de la vie, vivre assez résolument, assez en Spartiate, pour mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie, couper un large andin et tondre ras, acculer la vie dans un coin, la réduire à sa plus simple expression, et si elle se découvrait mesquine, eh bien, alors! en mesquinerie au monde; ou si elle était sublime, le savoir par expérience, et pouvoir en rendre un compte fidèle, dans ma suivante excursion.

Car pour la plupart, il me semble les hommes se tiennent dans une étrange incertitude à son sujet, celle de savoir si elle est du diable ou de Dieu, et ont quelque peu hâtivement conclu que c’est la principale fin de l’homme ici-bas que de «Glorifier Dieu et de s’En réjouir à jamais».

Encore vivons-nous mesquinement, comme des fourmis; quoique suivant la fable il y ait longtemps que nous fûmes changés en hommes…»

 

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Le Mémorial dédié à Thoreau à Walden Pond (Massachusetts) où il vécut durant deux ans dès l'été 1845.
Il a retracé son expérience dans Walden ou la vie dans les bois.

 

 

Walden ou la vie dans les bois, L’Imaginaire, Gallimard, 332 p.

 

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