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01/12/2020

POEMES CHOISIS (68) PIERRE-ALAIN TACHE

Comme l'air que nous respirons, 
la Poésie nous sera
toujours vitale.
Avec la musique et la peinture,
elle est au cœur de l'existence de
Pierre-Alain Tâche.

Extrait de Champ libre* (carnets 1968-1993),
un joyau sur lequel nous reviendrons tout prochainement,
voici, daté de 1969, un poème écrit à Lutry.
Le Val d'Anniviers, Grignan, la Toscane
et d'autres lieux bénis apparaîtront bientôt.

 

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Pierre-Alain Tâche: la poésie est sa respiration

Photo: Laurent Dubois/BCLU

 

CHAMP LIBRE

L'absinthe de la nuit

a coulé d'une lune pâle

et ronge les entrailles du présent.

 

J'écris le mot matin

et c'est comme: autrefois.

 

Mais celui qui viendra

«mon semblable mon frère» 

saurai-je dénouer son cri

dans le déchirement de sa venue ?

 

Devant la mort au châle de bitume

a passé, lentement, 

une nuée d'oiseaux blancs».

 

 

* Editions de L'Aire, collection le banquet, 230 pages.

17:33 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, Fiction, Lettres, Monde, Musique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/11/2020

POEMES DU LIBAN (7) Nohad Salameh

En communion avec le Liban, 
après Nadia TuéniLaurent Costantini,
 Khalil Gibran, Andrée Chedid,
Georges Schéhadé et Vénus Khoury-Ghata
voici un texte de la poète Nohad Salameh.

 

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Nohad Salameh avec son mari, le poète Marc Alyn.

 

 

D’autres annonciations*

«Je parle d’un pays parfumé à la cardamome

sucré de pluies

mariné dans le soleil

d’un pays qui d’un mot invente

mille royaumes comme ces lacs sauvages

en voyage au fond des Tarots.

 

Je parle d’un pays

où les mains font connaissance

sur les bancs des églises

sous les fraîches coupoles des mosquées

et dessinent les voix lactées de la voyance.

 

 Je parle d’un pays

où les enfants survolent les orangers

à l’heure où la lune est pleine

et se répandent en cœurs d’artichauts

dans l’appel de leurs mères.

 

Ici les filles dansent leur mort

dans le marc du café

et ne retiennent que le langage des abricots

au moment où les Madones

aussi chaudes que les granges

et les averses de juillet

respirent en leur corsage

riveraines des hauteurs

et des vergers aquatiques.

 Si elles dorment parfois en forme de nuage

ou d’arc-en-ciel

en imitant la rumeur des cavernes

et les diseuses de bonheur

c’est afin de laisser un sillage

une empreinte

un tatouage sur l’aile d’un oiseau».

 

 

 

* Editions Le Castor astral, 2012.

 

AIDER A SAUVER LE LIBAN

Il est urgent d'aider le peuple libanais et le Liban.
Merci de contribuer à les aider en versant un don
à la Chaîne du Bonheur.
L'argent sera réparti sur place par Caritas,
la Croix-Rouge suisse,  l’Entraide Protestante (EPER),
Médecins sans Frontières, Medair
et Terre des hommes,
sous la supervision de l'Ambassade de Suisse au Liban.

CHAINE DU BONHEUR

CP 10-15000-6 MENTION LIBAN  

 

IBAN: CH82 0900 0000 1001 50000 6 SWIFT: POFICHBEXXX

 

Merci de votre soutien.

 

 

 

13:32 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, Femmes, Fiction, France, Lettres, Monde, Résistance, Solidarité, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) |