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25/08/2018

POEMES CHOISIS (61) JOSE-FLORE TAPPY

Comme l'air que nous respirons, 
la Poésie nous sera toujours vitale.
Au fil des jours et des saisons, 
voici des textes qui nous semblent répondre
aux interrogations du vingt-et-unième siècle 
et  à notre humaine condition. 

 «Rien, en poésie, ne s'achève.

Tout est en route, à jamais». 

 Andrée Chedid

  

Les pylônes*

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  Lauréate de plusieurs grand prix littéraires – dont le Schiller – 

José-Flore Tappy a publié son dernier livre à La Dogana.

 

photo: Y.B. Babelio

 

«C’est l’heure où

les jardins encore humides

sous les arbres en fleurs

déplient leurs couvertures

comme une terre promise

avant que monte avec le jour

l’amertume poussiéreuse 

des fenouils

 

On fait des nœuds aux phrases

on les attache entre elles,

maille après maille,

ainsi s’étend autour de nous

un grand filet de bruits,

de conversations, de murmures,

où s’éveille, suspendu,

tout un village de terre,

d’asphalte

 

nos voix se croisent dans l’aube

comme des phares un peu flous,

comme les marguerites effacées

de ton vieux tablier

 

ténues, elles frôlent le sol

sans se briser…»

 

 

* In Trás-os-montes, La Dogana, Collection Poésie, Genève, 2018.

15:55 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, Femmes, Genève, Lettres, Médias, Université, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/04/2013

POEMES CHOISIS (35) DANIEL MAGGETTI

Les années se suivent et la Poésie continue à nous habiter. 
Comme l'air que nous respirons, elle nous sera toujours vitale. 
Au fil des jours et des saisons, je vous proposerai des textes qui répondent parfaitement aux interrogations du 21 me siècle 
et à notre humaine condition. 

«Rien, en Poésie, ne s’achève. 

Tout est en route, à jamais».

 

 Andrée Chedid *

 

PLEINS-VENTS*
 
«Homme sauvage

ou enfant loup

griffé par les ronces, le feu aux joues

mais la tête enfin froide

à pleines mains cueillir

les douces baies sombres

dans leur sang miellé dissoudre

le sel de ma sueur».

 

Photo du 25.03.13 à 12.22 #2.jpg

Professeur, essayiste, nouvelliste, romancier et poète,
Daniel Maggetti réussit dans tous les registres et nous émeut toujours.
 
  
 
 
* In Rythmes, Gallimard, 2003.
* In PLeins-vents, Editions Empreintes, 2000.
 
 
 
A lire

Tessinois d'origine, Daniel Maggetti a décidément tous les talents. Professeur de littérature romande à l'Université de Lausanne, où il est directeur du Centre de recherches des Lettres romandes, il a consacré sa thèse de doctorat à L'Invention de la littérature romande 1830-1910 (Payot, 1995). Mais il est aussi l'auteur de récits et de fictions qui ont été particulièrement remarqués pour l'originalité de leur écriture, leur poésie et leur fraîcheur.

La mort, les angles, la poussière (1995, L'Aire).

Chambre 112 (1997), réédition dans la collection L'Aire bleue (1999), Prix-Michel-Dentan (bouleversant adieu à son père mourant).

Les Créatures du Bon Dieu, (2007), L'Aire, Prix Lipp Suisse (2008).

 

 
 
 
 
 

10:28 Écrit par Gilberte Favre dans Culture, Lettres, Suisse, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |